PARTI SAHWANYA-FRODEBU
SECTION FRODEBU Belgique
Boulevard Léopold II, 243
1081 BRUXELLES
DE L'ALTERNANCE A LA TETE DE L'ETAT BURUNDAIS PROGRAMMEE POUR
LE 1er MAI 2003, ANALYSE ET COMMENTAIRES .
I. INTRODUCTION.
Généralités.
Depuis le début de l'année 2003, la question
de l'alternance à la tête de l'Etat burundais
est en débat dans le public burundais. La plus haute
autorité de l'Etat en garde un mutisme total, alors
que l'opinion politique burundaise et étrangère
lui dédaigne la culture de non respect des dispositions
constitutionnelles.
La section Belgique du Parti SAHWANYA-FRODEBU a alors pris
la liberté d'y réfléchir à haute
voix et de porter à l'opinion nationale et internationale
le fruit de ses analyses qu'elle vous livre in extenso.
Historique.
Le Burundi connaît depuis son indépendance plusieurs
Coups d'Etat militaires :
- le 28 novembre 1966 par le Colonel Micombero contre le Roi
Ndizeye,
- le 1er novembre 1976 par le Colonel Bagaza contre Micombero
- le 3 septembre 1987 par le Major Buyoya contre Bagaza
- le 21 octobre 1993 par l'armée burundaise et Uprona
contre l'élu Ndadaye
- le 26 juillet 1996 par le Major Buyoya contre Ntibantunganya
Il y eut une brève interruption des régimes
de putsch à la suite des élections démocratiques
présidentielles et législatives qui eurent lieu
respectivement le 1er et le 29 juin 1993 et qui portèrent
le premier Hutu S.E. NDADAYE Melchior, à la magistrature
suprême, et consacrèrent le FRODEBU comme le
premier parti du Burundi avec 80% de sièges à
l'Assemblée Nationale. L'ancien parti unique dans lequel
milite le président Buyoya eut 20% des sièges.
Trois mois après son investiture, le président
élu NDADAYE Melchior fut assassiné avec beaucoup
de ses proches collaborateurs, par des politiciens burundais
de l'ancien parti unique perdant, avec le concours des militaires
unis autour de leur commandement .
Ce coup d'Etat fut condamné par le monde entier. Parallèlement,
les démarches de mise en place de nouvelles autorités
du pays aboutit à l'investiture de S .E. NTARYAMIRA
Cyprien le 5 février 1994 . Celui-ci ne put survivre
à l'attentat contre l'avion qui le transportait avec
son homologue rwandais à Kigali le 6 avril 1994. D'autres
négociations eurent lieu entre burundais et aboutirent
à la confirmation de S.E. NTIBANTUNGANYA Sylvestre
à la tête de l'Etat le 10 septembre 1994. Ce
dernier dirigea un Burundi déchiré par la guerre
civile qui y sévit depuis cette date fatidique de l'assassinat
du Président NDADAYE Melchior, symbole de la démocratie
au Burundi, le 21 octobre 1993, jusqu'au retour forcé
de Buyoya par le coup d'Etat militaire du 26 juillet 1996.
Ce dernier ne put, comme il était convenu au sein
de sa classe politique, anéantir le FRODEBU ni gagner
complètement la guerre contre les mouvements armés
qui s'insurgeaient contre le coup d'Etat rampant observé
depuis le 21 octobre 1993 et qui venait d'être concrétisé
. En effet, après plusieurs tentatives sans succès
patent pendant presque deux ans, il se résout, avec
sa classe politique UPRONA, de répondre présent
aux négociations inclusives qui se déroulèrent
à Arusha en Tanzanie à partir du 15 juin 1998
sous les hospices de feu le Président NYERERE.
A la fin de cet exercice le 28 août 2000, il fut signé
à Arusha un accord pour la paix et la réconciliation
au Burundi qui se donna pour objectifs notamment de :
- mettre fin aux coups d'Etat ,
- mettre en place un système politique institutionnel
qui reconnaît la démocratie et garantit, à
l'issue des élections démocratiques, la présence
effective de toutes les ethnies dans les institutions élues,
- négocier la fin de la guerre ,
- moderniser et réformer les corps de défense
et de sécurité ,
- réformer et rééquilibrer sous tous
ses aspects le corps de justice , l'administration,
- prendre toutes les mesures en vue de prévenir et
combattre le génocide et l'exclusion ,
- assurer le retour des réfugiés et des sinistrés
chez eux et dans leurs biens ,
- reconstruire le pays sous tous ses aspects , etc.
De la mise en place du leadership de la transition
Il est utile de rappeler que la candidature de Buyoya pour
diriger le Burundi pendant la période de transition
a été rejetée par 14 sur 17 partis politiques
négociateurs dont le FRODEBU : soit l'ensemble de la
classe politique burundaise sauf son parti Uprona et son satellite
PSD . Les quatorze partis s'étaient convenus sur le
candidat du G7 comme Président de la République.
Au vu de la situation et des intérêts en jeu,
le Sommet des chefs d'Etat de la région décida
de couper la transition en deux tranches : la première
étant dirigée par une personnalité désignée
par le G10, la deuxième étant dirigée
par le Vice-Président de la République pendant
la première tranche de la transition désigné
le G7. Le Vice-Président de la deuxième tranche
sera issue et présentée par le G10 . La constitution
de transition précise la manière dont il est
mis en place en cas de plusieurs candidatures.
Là aussi, la candidature de Buyoya pour diriger la
première tranche de la transition a été
rejetée par sept partis sur neuf du G10. C'est seulement
suite à l'implication directe de la médiation
et de quelques officiers de l'armée qu'il put rassembler
quatre partis ( Uprona, Psd, Abasa et Vert-Intwari) et fut
imposé par le Médiateur comme candidat retenu
par le G10 .
S'est-on jamais ou s'est-il jamais demandé pourquoi
ce rejet systématique par ses alliés d'hier
et ses opposants historiques ? Cela est essentiellement du
à son rôle historique dans les putschs et à
son attachement au pouvoir contre la volonté et les
intérêts de la population burundaise comme vu
précédemment, aux malheurs que connaît
notre pays depuis son accession au pouvoir, etc.
En fin de compte, l'acceptation par les signataires de cette
proposition du sommet visait d'abord le respect des Chef d'Etat
pour leur engagement dans la recherche de la solution au conflit
burundais, mais aussi consistait en une occasion donnée
à Buyoya de préparer sa classe politique aux
changements et d'organiser honorablement sa sortie. De plus
et enfin, il fallait initier au niveau du leadership et dans
le cadre du gouvernement de transition, les négociations
du cessez-le-feu, l'intégration-démobilisation
en vue de la formation de nouveaux corps de défense
et de sécurité .
II. ANALYSES ET COMMENTAIRES .
A. DU POINT DE VUE POLITIQUE
1. L'objectif principal des négociations d'Arusha
est l'adoption d'un système politique nouveau, qui
fonctionne sur base d'un programme convenu au sein des groupes
ou partis politiques et non calqué sur des individus.
2. Le programme de la transition est l'accord d'Arusha complété
par l'Accord de cessez-le-feu. La mise en application est
confiée au leadership de la transition dans l'esprit
bien compris de l'alternance et au gouvernement. Il s'agit
ici d'un leadership-tandem et d'une institution qu'est l'exécutif.
Le contrôle quant à lui a été confié
à l'institution législative qu'est l'Assemblée
Nationale et le Sénat dont les modalités de
fonctionnement trouvent leur orientation dans l'Accord d'Arusha
et la Constitution de Transition, et précisée
dans leurs règlements d'ordre intérieur.
3. Si nous comprenons l'Etat dans le sens institutionnel,
et si le programme à exécuter résulte
d'un groupe d'intérêt qui a pu le défendre
et le faire valoir la population ou ses représentants
dans une institution comme le Parlement, nous devons comprendre
la nécessité d'honorer les engagements institutionnels
sans quoi l'organisation de la société sous
ces formes n'aurait pas de sens .
4. De plus, tant que le programme et sa mise en application
est une préoccupation de groupes, sa mise en application
ne peut souffrir de l'absence d'une personne qui qu'il soit,
surtout quant cela est prévue par la loi fondamentale
et l'Accord. La constitution règle par ailleurs certaines
de ces situations. Toute autre démarche relève
de la spéculation pour la sauvegarde des intérêts
non avoués, viole la constitution et par conséquent
constitue la haute trahison.
5. Les spéculations relatives au non respect de l'alternance
prévue le 1er mai relève d'un esprit putschiste,
esprit qui est et sera combattu de manière multiforme
par l'ensemble des démocrates burundais et ceux du
monde.
6. En effet, l'annexe à l'Accord d'Arusha constitué
par les déclarations des 14 ème et 15ème
Sommets des Chef d'Etat de la sous région les 26 février
et 23 juillet 2001 à Arusha (Extraits I et II de l'annexe),
l'acte d'engagement signé par Pierre BUYOYA, contresignée
par Domitien NDAYIZEYE et le Président de l'Initiative
S.E. YOWERI KAGUTA Museveni le 23 juillet 2001 à Arusha
(Extrait IV point 11de l'annexe), le contenu des articles
79, 80 de la Constitution de transition promulguée
par Pierre BUYOYA le 28 octobre 2001 ( Extrait III de l'annexe),
autant d'éléments matériels et juridiques
qui montrent que cette décision a été
prise par de hautes instances du cadre des négociations
et des institutions de la République habilitées
pour ne pas se permettre de la violer impunément. Nous
devons éradiquer de tels réflexes.
B. DU POINT DE VUE SOCIO-SECURITAIRE.
7. Parlant des négociations du cessez-le-feu, une
équipe politique et militaire qui représente
le gouvernement a été mise en place. Chaque
fois que cela a été nécessaire, le Président
de la République en personne l'a renforcée.
Si nous analysons les résultats des négociations,
il apparaît que l'équipe gouvernementale a chaque
fois négocié convenablement, le chef de l'Etat
étant amené à confirmer la position de
notre délégation, certes avec succès.
8. Il ne pouvait d'ailleurs pas en être autrement car,
avant chaque session de négociations, des réunions
ont été tenues autour du leadership de la transition
pour donner toutes les orientations nécessaires. Au
Burundi ou à l'étranger, le leadership est resté
en communication presque permanente pour harmoniser chaque
fois que de besoin. De même, chaque fois de retour de
ces négociations, la délégation gouvernementale
fait rapport au Gouvernement qui à son tour, fait ses
recommandations . C'est dire que les négociations du
cessez-le-feu sont restées une préoccupation
du leadership et du gouvernement. C'est aussi dire que ce
dossier est bien connu de plusieurs personnes du G10 comme
du G7 et ne peut souffrir de l'absence d'une seule personne.
9. Les spéculations aux sujets du cessez-le-feu ,
de l'intégration, de la démobilisation et de
la modernisation des corps de défense et de sécurité
devraient immédiatement cesser car, les orientations
et les résultats à atteindre sont fixées
par l'Accord d'Arusha en son protocole III. L'Accord du cessez-le-feu
les confirme et en fixe les modalités et les organes
de mise en application . C'est notamment la Commission mixte
de cessez-le-feu dont le président est nommé
par le Secrétaire Général de l'ONU et
ses membres issus des groupes belligérants, la Mission
des Observateurs, la Force Africaine de maintien de la Paix,
la CSA, etc.
Au niveau actuel des négociations, mis à part
les questions qui seront réglées par le sommet
des chefs d'Etat de la région prévu ce week-end
les 1er et 2 mars 2003, le travail suivant est du ressors
des techniciens et non du Président ou du Vice-Président
de la République.
10. Il existe des gens qui spéculent sur une particularité
ou un éventuel secret qui entourerait les négociations
du cessez-le-feu , peut-être dans le souci de tromper
leur partenaire ou pour des exploitations politiciennes. Ils
doivent comprendre que cette question a été
analysée dans une relative transparence, que la solution
rassure tous le monde, et qu'elle est essentiellement nationale.
Toute démarche égocentrique ou en dehors de
cette vision nationale serait vouée à l'échec.
Personne n'a donc le monopole de cette question, Hutu ou
Tutsi, du G7 ou du G10, Président ou Vice-Président
de la République. En réalité, des cadres
militaires ou civils peuvent être désignés
pour en assurer le suivi et l'exécution, dans leurs
fonctions actuelles ou dans d'autres fonctions, comme la Vice-Présidence.
C . DU POINT DE VUE ECONOMIQUE.
11. Une des priorités du gouvernement de transition
est encore la relance de l'économie nationale et de
la coopération internationale. Des négociations
ont eu lieu entre le gouvernement de transition et les institutions
de Bretton Woods.
Au cours de ces négociations, tous les partenaires
ont, en plus de la conclusion de programmes avec la Banque
mondiale et le Fond monétaire International, exigé
la stricte application de l'Accord d'Arusha dans tous ses
aspects, ainsi que la stabilité politique et sécuritaire
nationale .
12. Nous disions dans le chapitre politique que tout refus
de l'alternance le 1er mai constituera un coup d'Etat et sera
combattu par les démocrates. De même, des organisations
et partis politiques signataires d'obédience du G10
sont décidés à s'opposer à cette
tentative de putsch.
Dans cette hypothèse, les principaux partis FRODEBU
et UPRONA s'affronteraient, certains partis d'obédience
G10 seraient de la partie, et la guerre pourrait reprendre
et s'amplifier davantage.
13. Dans une telle situation, le Burundi ne peut espérer
une reprise de la coopération avant longtemps. Il tomberait
dans une crise économique sans précédent,
pire que celle qu'il a connu avec l'embargo. A cet effet,
des signes précurseurs apparaissent chez presque tous
les bailleurs de fond. Certains le disent même clairement.
D. En conclusion :
Il est sage que le Président BUYOYA exécute
l'alternance pour les impératifs suivants:
a) Avoir une sortie honorable.
14. Sinon, la coalition de presque tous les Partis Politiques
signataires de l'Accord d'Arusha le feraient sortir par la
petite porte ; ce qui n'est pas souhaitable.
b) Respecter la Constitution.
15. En effet , lors de la prestation de serment du 1er Novembre
2001 ; Le président Buyoya déclarait : "
Devant le peuple Burundais , seul détenteur de la souveraineté
nationale, moi Pierre Buyoya , Président de la République
du Burundi , je jure fidélité à la Charte
de l' Unité Nationale , à la Constitution de
Transition de la République du Burundi et à
la loi
" L'honneur recommande de ne pas violer
ce Serment . Au cas contraire , il s'exposerait au prescrit
de l'article 94 de la loi fondamentale qui définit
et punit les cas de " Haute Trahison "
c) Respecter les engagements politiques
16. Parlant des engagements politiques, le Président
BUYOYA a obtenu le 23 juillet 2001 la confiance des pays de
la Région pour présider aux destinées
du Burundi pendant 18 mois. Il ne peut que décevoir
s'il s'engage à rompre ce contrat, notamment par le
refus de l'alternance annoncé dans les articles 79
et 80 de la Constitution de transition promulguée le
du 28 Octobre 2001 par lui-même.
Rappelons à toutes fins utiles qu'à l'époque,
une large majorité de la classe politique burundaise
avait entamé sa crédibilité. Il doit
éviter à tout prix le même scénario,
dans son propre intérêt et celui de sa classe
politique.
d) Eviter de se retrouver encore putschiste.
17. Il n'est d'aucun doute que le refus de l'alternance constituerait
le refus de la Constitution de Transition du 28 Octobre 2001
et donc troisième coup de force de Buyoya-Uprona.
18. S'il est vrai que tout au long des négociations
avec Pierre NKURUNZIZA, le Gouvernement a toujours soutenu
que la Constitution de mars 1992 a été réhabilitée,
il serait illusoire de maintenir cette argumentation.
Le Président Buyoya et son parti Uprona donneraient
raison à cette sensibilité qui estime que nous
vivons toujours dans le putsch rampant du 21 octobre 1993
; un putsch qui mit fin à la Constitution de mars 1992.
e) Eviter une crise institutionnelle et sécuritaire
à notre pays.
19. Une telle situation engendrerait une crise au sein de
toutes les institutions (Parlement, Gouvernement, Justice,
etc) suite à l'opposition sans appel du FRODEBU, des
partis démocratiques burundais et des partis du G10.
20. Elle aurait également pour conséquence
immédiate la reprise et l'amplification de la guerre,
avec cette fois-ci l'implication de la grande majorité
de la population burundaise.
f) Eviter le chaos économique à notre mère
patrie.
21. Dans une situation pareille de crise constitutionnelle,
les bailleurs de fond refermeraient les robinets. Des signaux
avant coureur nous l'indiquent déjà. Le pays
court le risque d'être asphyxié de plus belle
économiquement et le processus de paix arrêté
définitivement.
g) Finaliser le processus de cessez-le-feu.
22. Quelques hommes non avisés ou les tenants du statu
quo prétendent que seul le Président Buyoya
peut ramener la paix et appliquer le processus de réforme
des Corps de Défense et de Sécurité.
A ce niveau, nous avons donné des indications sur l'organisation
des négociations, le caractère communautaire
du programme de la transition, le caractère aléatoire
d'un individu qui qu'il soit dans le processus.
En réalité, si le cessez-le-feu et les réformes
de l'armée ne sont pas effectives depuis le 02 décembre
2002 alors que le Président BUYOYA est là, c'est
parce que :
Þ la Force Africaine n'est pas encore là ;
Þ la Commission mixte de cessez-le-feu n'est pas encore
là ;
Þ le Groupe des observateurs n'est pas encore au complet.
23. Au stade actuel , les acteurs principaux dans l'uvre
de mettre en application le processus de cessez-le-feu, d'intégration-démobilisation
et de modernisation des corps de défense et de sécurité,
sont les trois organes et non le Président de la République.
Le rôle principal de ce dernier était de donner
le coup d'envoie : ce qui est une réalité aujourd'hui.
Le travail qui reste incombe donc beaucoup plus aux techniciens
qu'aux politiciens.
Il est peut être nécessaire de préciser
qu'au terme de son mandat, le Président de la République
reste une personne ressource pour son pays.
24. Enfin, convaincus que le Burundi est dirigé au
travers d'un groupe ou une alliance de groupes politiques
sur base d'un programme négocié, il est inopportun
de faire croire qu'une seule personne soit capable de le comprendre
et l'appliquer. Pour le cas d'espèce, il existe plusieurs
cadres militaires et civils de G7 ou du G10, capables de veiller
à sa bonne application.
25. Au niveau de l'armée, la grande majorité
des officiers, sous-officiers et hommes de troupes auraient
juré honneur et respect à l'autorité
politique et à la loi. Les burundais quant à
eux, lui auraient accordée la chance de se dédouaner!
Wait and see.
En conséquence le 1er mai 2003, Buyoya doit prendre
le courage à deux mains et passer le témoin
à son successeur constitutionnel, S.E. Domitien NDAYIZEYE
.
L'évènement devrait être en cours de
préparation et les Burundais ont le droit d'en être
officiellement informé.
Pour la section FRODEBU Belgique
Gilbert NIBIGIRWE , Président
Annexe
I. EXTRAIT DU COMMUNIQUE CONJOINT DU 14ème SOMMET
REGIONAL SUR LE PROCESSUS DE PAIX AU BURUNDI
6. " On the issue of the laedership of the transition,
the Summit was disappointed to hear that six months after
the signing of the Agreement the issue had not been resolved,
resulting in the delay in the implementation of the Agreement.
The Summit therefore, having in the delay in the implementation
of the Agrement. The Summit therefore, having heard the Facilitator
and a report on the discutions, having considered his proposals,
decided to recommend to the signatories a schema for the resolution
of the issue :
(1) That having regard to the need for reassurance, stability,
and a smooth transition to democraty, the three year period
ot transition de devided into two phases of 18 months.
(2) That the question of leadership be considered against
the totaly of check and balances both within the schema of
government as well aw the composition if he leadership itself
;
(3) That in the first phase, the Parties agree on a Transitional
President from the G10 family, while the Vice President will
be chosen from the G7 family ;
(4) That in the second phase, the Transitional President
shall be thereplaced by the Vice President from the G7 family
while the Vice President shall come from the G10 family "
Arusha 26th february 2001
II. EXTRAIT DU COMMUNIQUE CONJOINT DU 15ème SOMMET
REGIONAL SUR LE PROCESSUS DE PAIX AU BURUNDI
4. " Sur la question de la direction de la première
tranche de la transition, le sommet a rappelé sa décision
antérieure, prise lors du 14ème Sommet, de diviser
la période de transition en deux tranches égales,
chacune étant d'une durée de dix-huit (18) mois,
la première période étant conduite par
un Président issu du G10 avec un Vice-Président
membre du G7.
5. Le Médiateur a signalé qu'à la suite
des consultations, les partis membres du G7, à l'exception
du CNDD, a entériné la nomination de M. Domitien
NDAYIZEYE au poste de Vice-Président. Toutefois, après
de longues consultations, le G10 n'a pas pu convenir d'un
candidat unique pour la Présidence lors de la première
phase de la période de transition.
6. Dans ces circonstances, le Médiateur a proposé
formellement au Sommet que le Président Pierre BUYOYA
soit mandaté à conduire les dix-huit (18) premiers
mois de la période de transition. Le Médiateur
a informé le Sommet que cette position s'est dégagée
des suites de consultations élargies avec les signataires
et les Chefs d'Etat de la Région.
7. Le Médiateur a également informé
le Sommet que le Président BUOYA a accepté de
prendre un certain nombre d'engagements dans le but d'assurer
l'entière mise en application de l'Accord d'Arusha
pour la paix et la réconciliation au Burundi, y compris
un engagement à procéder à une réforme
de l'armée, notamment l'intégration des groupes
armés sur une base d'égalité 50/50% ;
le Médiateur invite les troupes régionales et
internationales de maintien de la paix à assurer l'application
de l'Accord et la protection de tous les dirigeants politiques
revenant d'exil, et le Président BUYOYA, à céder
le pouvoir au terme de la période de dix-huit mois.
Le Président Buyoya a promis devant les Chefs d'Etat
de la Région d'honorer les engagements ci-dessus ".
Arusha, le 23juillet 2001
III. EXTRAIT DES ARTICLES 79 ET 80 DE LA CONSTITUTION DE TRANSITION
.
Article 79 :
Pendant la période de Transition, la Présidence
de la République est exércée en deux
tranches égales de 18 mois chacune
Article 80.
Le Président de la République et le Vice-Président
de la République sont désignés dans le
cadre des négociations d'Arusha.
Le Président et le Vice-Président de la République
sont confirmés par acclamation par l'Assemblée
Nationale de Transition.
Le mandat du Président de la République est
de 18 mois. Il débute le jour de sa prestation de serment
et prend fin à l'entrée en fonction du Président
de la République de la deuxième tranche de la
transition.
Le Vice-Président de la République de la première
tranche de la transition devient le Président de la
République de la deuxième tranche de la transition.
Fait à Bujumbura, le 28 octobre 2001
IV. CONDITIONS SIGNEES PAR LE PRESIDENT BUYOYA et CONTRESIGNEES
par NDAYIZEYE Domitien et LE PRESIDENT MUSEVENI à ARUSHA
le 23 JUILLET 2001
1. Inclure des représentants des Parties signataires
dans le gouvernement de transition.
2. Mettre en oeuvre fidèlement et sans réserves
toutes les dispositions de l'Accord ;
3. Dans les meilleurs délais possible, procéder
à la reforme de l'armée et à l'intégration
des groupes armés et des Hutus dans l'armée
;
4. Collaborer entièrement avec le Haut Commissaire
aux réfugiés en ce qui concerne le rapatriement
des réfugiés et la réinsertion des sinistrés
;
5. Offrir une protection absolue à tous les dirigeants
politiques notamment ceux qui rentrent de l'exil ;
6. Ne pas exercer des représailles contre les opposants
politiques ;
7. Libérer les prisonniers politiques sur recommandation
de la commission internationale mettre en place ;
8. Faire appel aux troupes régionales et internationales
et aux forces de maintien de la paix en nombre suffisant,
et collaborer entièrement avec eux aux fins du maintien
de la paix et de la sécurité. De plus, autoriser
la mise en place d'une Unité spéciale de protection
dans le but d'offrir une protection aux dirigeants politiques
et au personnel international. L'Unité doit être
composée d'un nombre égal de militaires/policiers
burundais et des personnes nommées par le G7 et le
G10. Ladite unité doit être sous le commandement
conjoint des Burundais et sera assistée et formée
par le personnel militaire des pays volontaires convenus.
9. Oeuvrer pour une représentation équitable
des communautés burundaises dans tous les bureaux de
la fonction publique ;
10. Collaborer entièrement avec la Commission de Suivi
de l'Application de l'Accord ;
11. Cesser les fonctions avec diligence à la fin de
la période de dix huit mois à partir de la date
de prise de fonction.
- M. Pierre BUYOYA Sé
Cosigné par :
- M. Domitien NDAYIZEYE Sé
- S.E. Yoweri MUSEVENI Sé
Président de l'initiative régionale
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