N° 0005

Burundi-Gouvernement.
Le Gouvernement va-t-il voler en éclats ?


Bujumbura, 24 mars (Aube-Flash), Ce samedi 22 mars 2003, le Président BUYOYA a effectué une visite en Afrique du Sud. Il était accompagné par le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Monsieur Térence SINUNGURUZA et d'un chargé de mission à la Présidence, Monsieur Ambroise NIYONSABA. Tous les deux sont membres de l'UPRONA. L'intru de la délégation était le Ministre du Commerce, Monsieur Charles KARIKURUBU, membre du Comité Directeur du Parti Sahwanya-FRODEBU. Celui-ci devrait apprendre à son arrivée à l'aéroport qu'il ne fait plus partie de la délégation du Président. C'est ainsi que le Chef du Protocole du Président BUYOYA lui a remis son passeport.

La décision de cette humiliation a été prise la veille, au cours d'une réunion qui regroupait les ténors de l'UPRONA autour du Président BUYOYA à son ancienne résidence, résidence qu'il occupait au lendemain de la victoire du FRODEBU en 1993. Et la seule raison qui a motivé la décision est que BUYOYA allait traiter en Afrique du Sud une question personnelle, celle de sa reconduction au 1er mai 2003. Il ne fallait donc pas qu'il y ait un étranger dans ses rangs, fût-il un membre de son Gouvernement.

La question que d'aucuns se posent est de savoir si le Président BUYOYA a décidé de faire voler en éclats le Gouvernement avant le 1er mai 2003.
Sinon comment peut-il continuer à siéger au Gouvernement avec des membres qu'il ne tolère plus qu'ils soient à ses côtés dans le FALCON Présidentiel ?


Burundi - Alternance

Existe-t-il une Commission ad hoc ?

Bujumbura, 24 mars (Aube-Flash), Depuis que la question de l'alternance au 1er mai 2003 a été posée dans le camp du Président BUYOYA, celui-ci ne cesse de tromper l'opinion tant nationale qu'internationale. En effet, il ne cesse de répéter aux journalistes, à la population de RUTANA qu'il existe une Commission qui travaille sur la question.

Or si on lui demandait de décliner l'identité des membres qui composent cette structure, on serait étonné de réaliser que ces noms n'existent pas.

Mais ce qu'il faut retenir uniquement est le fait que le Président BUYOYA
tente désespérément de convoquer un à un, tous les Présidents des Partis politiques signataires de l'Accord d'Arusha. L'objet de la convocation étant de demander aux intéressés de soutenir sa reconduction au 1er mai 2003.
A côté de cette population cible, il procéderait de la même façon avec les membres du Gouvernement du G10.

Malheureusement seuls deux Partis soutiennent cette démarche contraire au prescrit de la loi. Est-ce cela le consensus qu'il a annoncé le 07 janvier 2003 lors de la cérémonie de présentation des vœux ? Il devrait se rendre à l'évidence et comprendre que le consensus lui demande de tirer sa révérence et se hâter plutôt de négocier les mesures d'accompagnement pour sa sortie.