La
SYMABU appelle à l'arrêt unilatéral
de la grève
Le syndicat des magistrats du Burundi (SYMABU)
vient de lancer dimanche un appel à tous les magistrats
d'arrêter la grève et de reprendre le service
dès le 22 octobre 2003. Selon le Président
de la SYMABU, Monsieur Adelin HATU-NGIMANA le Gouvernement
a accepté de mettre sur pied une commission mixte
composée des représentants des magistrats
et du Gouvernement, et présidée par une personne
neutre n'appartenant pas à l'une ou l'autre partie.
Cette commission sera chargée de faire le contour
des revendications des magistrats et de transmettre ses
conclusions au Gouvernement. Pour le Président du
SYMABU, ce dernier se donne un délai de deux mois
à partir de l'entrée en vigueur de cette décision
pour attendre l'aboutissement heureux de ce dossier.
D'après Monsieur HATUNGIMANA, si après les
deux mois leurs revendications ne sont pas satisfaites,
les magistrats seront obligés encore une fois de
reprendre la grève. Quant à la responsabilité
des effets négatifs qu'a engendré un mois
et demi de grève, le Président de la SYMABU
indique qu'elle incombe au Gouvernement qui n'a pas pu mettre
en application le Statut des Magistrats après son
approbation; précisant que cette grève était
légale.
Débutée le 1er septembre 2003, la grève
des magistrats a occasionné plus de conséquences
négatives que positives rappelle-t-on. Le Vice-Président
de la République Monsieur Alphonse KADEGE avait eu
le temps de rencontrer les magistrats pour leur expliquer
qu'au regard de la situation économique du pays qui
n'était pas bonne, l'Etat n'était pas à
mesure d'augmenter les salaires aussi bien des magistrats
que des autres fonctionnaires. Parmi les revendications
des magistrats, les principales portent sur plus d'indépendance
de leur corps et sur l'augmentation de leurs traitements,
précise-t-on.