BURUNDI-MEDIAS

Les journalistes se préparent à mieux couvrir les élections
Le compte à rebours allant son chemin, le mois fatidique des élections se rapproche de plus en plus. Mai 2004, c'est demain. Et le rôle des médias pendant cette période est déterminant d'où nécessité de les préparer afin de leur rappeler leur rôle de témoins et non d'acteurs.
Sur l'initiative de la radio indépendante ISANGANIRO et avec l'appui de IFES, une cinquantaine de journalistes des publiques et privées (et la presse écrite) se font inculquer les principes de base qui vont les guider. Selon le Ministre de la Communication, Albert MBONERANE, ces soldats de la communication n'ont pas tous l'expérience des élections. Les 250 journalistes recensés au pays sont jeunes pour la plupart et n'ont pas pu vivre les élections de 1993 en tant que journalistes. Selon Jean KARIM FAL, journaliste formateur de RFI, tout journaliste a deux cartes dans sa poche : celle d'électeur et sa carte de presse. Pendant ce moment délicat, il doit se garder de mélanger les deux cartes. Sa carte d'électeur (citoyen) ne se manifeste que dans l'isoloir alors que sur terrain il rend compte des faits et rien de plus.
La préparation des médias pour des reportages équilibrés au Burundi se fait à l'heure où des négociations se font à Prétoria pour un cessez-le-feu global. Au niveau intérieur, une certaine opinion croit toujours que rien n'est encore prêt. La guerre fait toujours rage, les déplacés intérieurs sont toujours dans les sites et le FNL/PALIPEHUTU se refuse toujours de négocier. Mais les tenants de l'idée de légitimité issue de la volonté du peuple comme le Parti FRODEBU estiment que seules les élections pourront départager les politiciens. C'est pourquoi tout doit être fait pour que ces consultations aient lieu rapidement.