Burundi/malversation

Zoom sur les dossiers de malversation

Le Gouvernement a décidé de plancher sur la gangrène de détournement et de mauvaise gestion. Le gros plan porté sur les secteurs de santé, du plan, des transports, postes et télécommunication révèle des fuites éblouissantes. Et le Gouvernement promet de sévir. Au niveau du Ministère de la planification du développement, le signal d'alerte se situe en l'occurrence au projet " programme de relance du développement du monde rural " : 60 millions de Fbu manquent au compte et on impute la fuite au chef comptable aujourd'hui en cavale. Le dossier est déjà devant la justice. Au fonds national de garantie, des sommes colossales sont toujours à recouvrer tandis que le fonds de soutien à l'investissement FOSIP compte 100 millions de Fbu non recouvrés. Au Ministère de la Santé, le danger est signalé à l'Hôpital Prince Régent Charles. Plus de 65 millions de Fbu se sont volatilisés et 41 millions de Fbu sont introuvables à la CAMEBU (Centrale d'Achat de Médicaments). Le projet LMTC (Maladies Transmissibles et Carentielle) est quant à lui victime d'un détournement de 17 millions de Fbu.

Pour ce qui est du Ministère des Transports, c'est la société Air Burundi qui a fait les frais d'un énorme coup : près de 2 millions de Fbu fichés au chapitre de dettes sans espoir de recouvrement. A la société ONATEL on compte 400 millions de Fbu détournés alors que le poste a du mal à se remettre du coup de 1,2 milliards de Fbu détournés ou perdus. Face à toutes ces irrégularités, le Gouvernement recommande plus de sérieux dans le recouvrement et les volets malversations sont à distinguer des dettes ordinaires, la justice doit en outre faire son travail pour démasquer les coupables.