La machine infernale de la malversation va son train : le cas de l'EPB

Le Gouvernement de Transition promet d'en découdre avec les mauvais gérants et les détourneurs, éclairés en cela par l'inspection générale des finances. Dans son rapport sur l'EPB, des pointillés subsistent. L'exploitation du port de Bujumbura est sous concession d'une société mixte dénommée EPB, depuis 1967 et la dernière version de la convention devait expirer quelques mois avant le dépôt du rapport de contrôle de l'inspection générale des finances, c'est-à-dire en juillet 2002. Le rapport de contrôle n° 548/89/2002 rappelle qu'un détourne-ment de 44.697.296 Fbu découvert depuis 1997 n'a pas encore été recouvré bien que le dossier ait été immédiatement déféré devant les juridictions compétentes. Et certaines dispositions fondamentales de la convention de cession n'ont pas été respectées. Il s'agit en l'occurrence de l'expertise régulière des appareils de levage, de la comptabilité analytique de l'exploitation et la modification unilatérale par l'EPB de la formule de révision annuelle du montant de la redevance. Par ailleurs, certaines preuves de versement des redevances totalisant 66.486.197 Fbu n'ont pas été fournies par EPB et une machine éleva-trice qui s'ajoute aux autres appareils, est exploitée sans verse-ment des redevances, depuis 1992. La société mixte d'exploitation du port de Bujumbura EPB n'a pas jugé nécessaire de faire des observations sur le rapport en question. Anguille sous roche.