Le calme se précise à travers tout le pays mais le FNL joue les troubles tête.

C'est autour du Président de la République Domitien NDAYIZEYE que les gouverneurs de provinces dressent un état des lieux après l'accord de Pretoria. Globalement, rien n'est plus comme avant le 02 novembre. Le calme est réel, même dans la province de Ruyigi traditionnellement considérée comme le repaire avéré des combattants du CNDD version NKURUNZIZA. Le Gouverneur de Ruyigi affirme qu'on enregistre plus de tuerie, de vols ou d'enlèvements alors qu'ils étaient monnaie courante auparavant. Les combattants du CNDD/FDD sont là tranquilles, sans jamais perturber la sécurité. La seule ombre au tableau est qu'ils ont parfois des problèmes de ravitaillement en vivres et qu'ils se livrent parfois aux enseignements de propagande du mouvement alors que cela leur est formellement interdit. Ruyigi se remet des assauts du mouvement de Pierre NKURUNZIZA mais Nyangoma semble y élire maquis pour des éléments. Outre Ruyigi, la province de Cibitoke déchante à cause de ta terreur d'un certain Bitaryumunyu un ancien rebelle aujourd'hui à la tête d'un groupe de bandits sans foi ni loi. A Bujumbura-Rural, le PALIPEHUTU-FNL met du bémol à l'enthousiasme, né de signature du protocole de Pretoria.
Ce mouvement intensifie les violences et à déjà fait des victimes :
37 personnes tuées et 9 blessées ; sans parler des maisons brûlées.
Ces cibles privilégiées sont les responsables administratifs. En Mairie de Bujumbura, les zones périphériques vivent une véritable tragédie : le PH-FNL et le CNDD-FDD se livrent un combat acharné et la population ne sait plus où donner de la tête. Mais le léger mieux est perceptible à travers tout le pays et la tendance est que le PALIPEHUTU reste seul contre tous. Il entend progresser et occuper les provinces de Bubanza, Muramvya et Gitega. Reste que les forces gagnées à la cause de la paix s'accordent pour se coaliser et mettre le FNL sur la voie du dialogue.