Le
FNL met de l'eau dans le vin du processus de paix
Le
FNL-PALIPEHUTU reprend du poil de la bête. Après
deux mois de chasse à l'homme entre ce mouvement ultra
rebelle et le CNDD-FDD, les attaques redoublent d'intensité.
La nuit du 9 au 10 novembre rappelle le cauchemar du mois
de juillet avec le pilonnage à coups d'abus et de tirs
à l'arme lourde sur Bujumbura. Les quartiers nord de
la ville faisant plus qu'ailleurs les frais de l'assaut. Au
chapitre des dégâts, on déplore 7 personnes
fauchées à Kamenge et un militaire qui a péri
dans la foulée de l'attaque à l'unité
dite USI. Ces attaques sanglantes du PALIPEHUTU sont une expression
de refus de compromis de paix procédant de la démarche
de Pretoria.
Le FNL considère comme un non-événement
l'accord de cessez-le-feu conclu entre le Gouvernement de
transition et le CNDD-FDD de Pierre NKURUNZIZA à Pretoria.
Au lendemain de la signature de ce protocole, les leaders
de ce mouvement avaient réédité leur
principe de ne négocier qu'avec les représentants
de l'ethnie tutsie. Un principe doublement rejeté par
les camps hutu et tutsi qui considèrent que la questionne
doit pas être envisagée sous l'angle exclusivement
ethnique. Quoiqu'il en soit le FNL sort ses griffes et montre
sa capacité de nuisance, Bujumbura et tout le camp
de la paix doit adopter une stratégie de réduire
sa force de frappe ou anéantir sa dangerosité
par le biais des négociations. Tous les mouvements
rebelles sont passés par-là.