Fin
de la grève des travailleurs de la SOSUMO
Le personnel de la Société Sucrière
du Mosso (SOSUMO) en grève depuis lundi 20 octobre
a mis fin à ce mouvement mercredi après la
rencontre organisée par le ministre ayant le commerce
dans ses attributions
Mr Charles KARIKURUBU.
Entre autres revendications, les travailleurs réclamaient
la prime de bilan de l'année dernière qu'il
n'avait pas jusqu'ici perçue, la destitution du Directeur
Général de l'entreprise le Colonel Numérien
BARUTWANAYO et d'autres avantages liés au service
et repris dans le nouveau Statut du Personnel.
Le Ministre KARIKURUBU s'est félicité de l'issue
avec les représentants du personnel car ce dernier
a repris le travail mercredi.
Il a révélé qu'il a demandé
au patron de l'entreprise notamment d'octroyer sans tarder
la prime de bilan aux travailleurs notamment par une avance
sur traitement, et a mis sur pied une commission regroupant
les représentants du personnel et de la direction
pour analyser ensemble et donner des propositions de solutions
aux revendications restées en suspens.
Quant au limogeage du Directeur Général de
l'entreprise, le Ministre du Commerce et de l'Industrie
a précisé au personnel qu'il existe des procédures
connues de nommer de telles autorités et de les relever
de leurs fonctions , mais qu'on ne peut pas nommer quelqu'un
sur exigence du personnel.
Concernant le manque à gagner qui avait été
engendré par cette grève, le Directeur Général
de la SOSUMO l'a estimé à 105 millions de
francs burundais représentant le jus de canne et
la canne brûlée puis coupée pour être
directement utilisée mais hélas qui ne l'a
pas été auxquels on ajoute le carburant consommé
pour tourner les machines et éclairer les habitations
du personnel alors que rien n'était produit.
Quant à l'inquiétude des consommateurs du
sucre qui pensent qu'il pourrait y avoir pénurie
; le Ministre KARIKURUBU a rassuré que la SOSUMO
avait déjà produit 16milles tonnes de sucre
au moment de la grève et que cette production suffit
amplement aux besoins des consommateurs à laquelle
on ajoute le sucre importé pour les opérateurs
économiques.