LE FRODEBU CONTINUE A SUIVRE DE PRES LES
CONSULTATIONS DU FUTUR VICE-PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.
Après plusieurs séances de consultation
au sein des Partis du G10 trois candidats viennent d'être
dégagés. Il s'agit de :
1. L'Honorable Alphonse Marie KADEGE
2. Le Colonel Epitace BAYAGANAKANDI
3. L'Ambassadeur Térence NSANZE
Al'heure actuelle le G10 n'a pas encore pu
dégager une candidature unique. Cela veut dire qu'il
faudra recourir aux dispositions légales en vue de
dégager le prochain Vice-Président de la République
de la 2ème tranche de Transition. Le choix du Vice-Président
de la République de la 2ème tranche de Transition
est prévu par l'article 99 qui dit :
" Le Vice-Président de la République
de la 1ère tranche de Transition est désigné
dans le cadre des négociations d'Arusha. Il doit
être d'une ethnie et d'une famille politique différentes
de celle du Président de la République. Son
mandat est de
18 mois. Il débute le jour de sa prestation de serment.
Le Vice-Président de la République
de la 2ème tranche de la période de Transition
est proposé par la famille politique du Président
de la République de la 1ère tranche de Transition.
Il doit aussi être d'une ethnie différente
de celle du Président de la République. Si
cette famille politique ne parvient pas à se mettre
d'accord sur une candidature, les bureaux de l'Assemblée
Nationale de Transition et du Sénat de Transition,
le Président de République et le Vice-Président
de la République présélectionnent une
de ces candidatures qu'ils soumettent au Parlement de Transition.
Le nouveau Vice-Président de la République
est élu par l'Assemblée Nationale de Transition
et le Sénat de Transition réunis en Congrès
par une résolution approuvée par deux tiers
des membres."
La question qui se pose est de savoir qui
des trois candidats pourra obtenir les 2/3 des membres du
Parlement qui vont se réunir en congrès du
21 au 23 Avril 2003.
Bien que le choix du Vice-Président de la 2ème
tranche de Transition soit laissé à la discrétion
du G10, le FRODEBU continue à suivre de près
toutes les tractations qui se mènent autour de cette
question. La tâche semble ardue et le choix tellement
difficile à opérer.
Quel serait le profil de l'homme qu'il faut
aux fonctions prestigieuses de
Vice-Président pour pousser le processus de paix
de l'avant.
1. Une connaissance et une adhésion
totales à l'Accord d'Arusha. Le nouveau
Vice-Président doit être gagné à
l'Accord de paix d'Arusha et déterminé à
l'appliquer dans toute son intégralité.
2. Ne doit être ni régionaliste,
ni tribaliste ni partisan. Il doit être modéré
et reconnu comme tel par l'opinion.
3. Au niveau du comportement, il doit être
quelqu'un qui privilégie le dialogue et la concertation.
Il doit être courtois et soucieux de préserver
intactes les prérogatives constitutionnelles du chef
de l''Etat.
4. Il ne doit pas être un sabordeur chargé
de faire le contrepoids au Président de la République
pour le disqualifier. Il doit savoir qu'il est uniquement
le second.
5. Dans les circonstances actuelles, il doit
se dire qu'une bonne collaboration avec le Président
de la République et une entente entre les deux hautes
autorités du pays sont la seule voie qui soit favorable
au Processus de Paix.
6. Ne doit pas privilégier les intérêts
d'un Parti, d'une ethnie ou d'une région au détriment
de l'intérêt général. Il doit
à tout moment accorder la priorité à
l'intérêt national.
Des relations houleuses, de multiples crocs
en jambes, des revirements spectaculaires, l'absence de
confiance, des contradictions flagrantes
ont caractérisé
les rapports entre le Président NTIBANTUNGANYA et
son Premier Ministre Antoine NDUWAYO. Le premier annonçait
ceci dans la matinée, le second le contraire dans
la journée, au mépris de l'autorité
du Chef de l'Etat.
Le Premier Ministre Antoine NDUWAYO a eu un
comportement irresponsable, belliqueux, partisan ,arrogant
,et très militant. Il a manqué de sagesse
et de responsabilité, de patriotisme et de sens de
l'Etat dans une situation aussi difficile que celle de 1995-1996.
En quelques mots, le futur Vice-Président
doit être tout le contraire du Premier Ministre Antoine
NDUWAYO.