La
BCC dans le collimateur de l'inspection générale
des finances
L'inspection
générale des finances a donné son alerte.
La société Burundi Coffee Company n'est pas
en beau fixe au niveau de la gestion. Avant de lever le
voile sur la structure de gestion de la boîte, l'inspection
générale des finances déplore le fait
que malgré les 27 ans de monopole dans l'activité
d'exportation du café, la BCC n'a pas pris de l'avance
sur les nouveaux exportateurs concurrents. Cette situation
délétère serait due au fait que l'entreprise
ne traite plus qu'avec un seul client. Ensuite son actif
immobilisé très faible ne lui permet pas de
disposer de garanties réelles vis-à-vis de
ses banquiers.
Sa marge bénéficiaire est enfin insignifiante.
Sur le plan de la viabilité, le doute persiste. Lors
des contrôles antérieurs, il avait été
constaté un manquant de 1.145.350 Fbu à charge
du Directeur Commercial de l'époque. Le montant n'était
toujours pas remboursé malgré la décision
du Conseil d'administration de mars 2001. La société
Burundi Coffee Company (BCC) a donc besoin d'être
redressée notamment en recouvrant/récupérant
cette somme faramineuse non encore rendue.