Les aléas de l'application de l'Accord

Le non respect de l'échéance du 20 novembre comme date fatidique du début de cantonnement des combattants du CNDD/FDD ne devrait en rien handicaper le processus d'application des termes de l'Accord scellé à Dar-Es-Salaam.

Le rythme est raisonnable même si la délégation du CNDD/FDD qui devrait venir aider l'autre partie (armée régulière) à préparer le cantonnement n'est pas encore là. Mais à y regarder de très près, le pari peut être tenu : il était prévu que le 09 de ce mois les deux parties arrêtent les hostilités, l'arrêt est effectif sur une large partie du pays. Les observateurs de l'Union Africaine devraient se déplacer sur les Provinces de MAKAMBA, RUYIGI, CANKUZO et GITEGA, c'est déjà fait. Et les combattants des deux parties se sont visiblement désengagés sur terrain et ne se regardent plus en chien de faïence. La seule dissonance est le retard dans le cantonnement mais aussitôt que la délégation du CNDD/FDD arrive au pays ,le processus sera enclenché. S'agissant du remaniement du Gouvernement pour intégrer en l'occurrence les membres du CNDD/FDD, le cantonnement devrait précéder l'entrée des leaders du mouvement dans les institutions mais le cas échéant le remaniement pourra être sans grande difficulté. Rappelons que le Parlement vient de ratifier le Projet de loi relative à l'Accord global de cessez-le-feu et la Constitution est amendée pour permettre l'intégration du CNDD/FDD dans les institutions. La porte est aussi ouverte pour le Palipehutu/FNL.