Un
accord porteur d'espoir à Dar-es-Salam
C'est
ce 16 novembre 2003 que le Président du Burundi Domitien
NDAYIZEYE et le Chef du mouvement CNDD/FDD Pierre NKURUNZIZA
ont scellé un accord historique en présence
de la plupart des Chefs d'Etats de la sous-région.
Une date historique dans les annales du pays. Et l'accord
signé est en réalité une compilation
de plusieurs accords antérieurement signés.
Il précise jusque dans les moindres détails
le partage des postes avec ce mouvement, qu'ils soient politiques
ou relatifs aux Etats Majors intégrés, côté
militaire. Le leader du CNDD/FDD Pierre NKURUNZIZA se facilite
du pas franchi dans le sens de la paix et appelle le mouvement
toujours réfractaire au processus en cours à
rejoindre la table des négociations. Il s'agit du
Palipehutu/FNL. Au sommet de Dar-es-Salam qui consacre cet
accord, on a énergiquement déploré
l'attitude du FNL et lui a lancé un ultimatum : en
déans trois mois, si le mouvement ne décide
pas de s'inscrire dans la logique des négociations,
il sera considéré comme mouvement opposé
à la paix au Burundi et la communauté internationale
et nationale va le traiter comme tel. Un ultimatum rapidement
rejeté par ce mouvement qui, via son porte-parole
Pasteur HABIMANA, considère l'événement
de Dar-es-Salam comme mineur et réitère son
souhait de ne négocier qu'avec les représentants
de l'ethnie tusti. Rappelons que le chef du CNDD/FDD Pierre
NKURUNZIZA rentre dans le pays dans deux jours pour expliquer
aux cadres de son mouvement ces modalités pratiques
d'intégrer les institutions tel que cela vient d'être
convenu à Dar-es-Salam. Pour les militants du FRODEBU
à la base , c'est de plus en plus le soulagement
, ils peuvent encore se promener tranquillement avec leur
carte de membre dans leur poche à côté
de leur carte d'identité sans peur de la montrer.
La conviction politique , c'est comme l'amour . ça
ne s'achète pas , et ça ne s'obtient ni par
force , ni par intimidation .